Kiss Youth

La belle jeunesse, qui a été créée grâce aux étudiants de Kiss-University. Leurs progénitures vont maintenant marcher sur leurs traces...


    Mélancolie sous la pluie [PV Ryuzaki]

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    Satomi Yuri A. N.
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    Mélancolie sous la pluie [PV Ryuzaki]

    Message par Satomi Yuri A. N. le Dim 29 Nov - 3:59


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    Le ciel était grisâtre aujourd’hui, les nuages en couvraient toute la surface habituellement bleuté. Une fine pluie venait embrasser les quelques parapluies qui s’offraient à elle. Il n’y avait pas beaucoup de personnes qui se promenaient dehors aujourd’hui, le tout à cause de la température. Pour une fois, Satomi avait fait l’effort de se présenter à son cours, mais ce dernier avait été annulé pour une raison qu’elle trouvait stupide. En retournant à son loft, elle était tombée sur une autre racaille qui semblait plutôt mélancolique, pour ne pas dire sur le point de pleurer.

    -'' Hey ! C’est quoi cette tête ? '' Demanda-t-elle en s’arrêtant à ses côtés, une main sur sa hanche, l’autre tenant ses cahiers.

    Elle n’avait pas l’air très sympathique, mais elle n’avait pas l’air d’être sur le point de le tuer non plus. Juste légèrement autoritaire, après tout, c’est connu. Les racailles ont des sentiments, oui, mais faut pas le montrer en public ! Enfin, pas comme ça, dans un couloir à la vue de tous. Quand vous êtes le chef du groupe des racailles, vous ne pouvez pas faire preuve de trop de compassion avec tout le monde et vous devez jouer les durs pour ne pas qu’on doute de vous. Cela explique sûrement pourquoi ce n’est pas le plus gentiment du monde qu’elle lui avait adressé la parole, même si au fond d’elle, c’est ainsi qu’elle aurait eu envie de lui parler. L’autre sembla étonné qu’elle ne lui parle et reprit cet air froid et distant qu’affichent toutes les racailles, quoiqu’une certaine tristesse puisse toujours se lire sur son visage. Il finit par lui répondre, avec une certaine difficulté puisque sa voix tremblait. La raison de ce manque apparent de contrôle sur lui-même fut plutôt douloureuse à entendre. James, un ami commun à Satomi et l’étudiant, avait péri la veille dans un accrochage avec un membre d’une autre gang.

    La japonaise ne répondit, se contentant d’un petit hochement de tête pour ensuite quitter. Elle marcha plus rapidement, voulant arriver au plus tôt dans son loft et ainsi s’y enfermer pour avoir la paix. La nouvelle était plutôt difficile à avaler, l’étudiante appréciait vraiment beaucoup James. Il était un ami plutôt sympathique, quoique colérique par moment, mais qui ne l’est pas dans ce groupe ? Tout le monde a l’air bête, mais, au fond, tout le monde s’aime bien ! Qu’on ne voit pas une personne toucher à une autre racaille si elle est accompagnée ! Sinon, la personne le paiera très cher ! On se parle sur un ton froid, on se dit qu’on se déteste… mais au fond, on sait que c’est faux. Satomi arriva enfin à son loft. À peine eut-elle fermé la porte dans son appartement, qu’elle laissa tomber ses livres par terre et se laissa glisser lentement le long de la porte, pour terminer assise par terre au milieu de ses effets scolaires. Son agenda s’était ouvert en tombant, donnant sur une page où on pouvait voir une très jolie photo d’elle en compagnie de James, Ryuzaki et Amélia. La jeune femme donna un coup de pied sur son agenda, l’envoyant un peu plus loin dans la pièce. Malgré cela, elle avait toujours l’impression que les personnes sur la photo continuaient à la regarder. Revoir cette photo qui datait d’à peine une semaine était plutôt douloureux.

    Ça allait lui faire étrange de ne plus le voir, de ne plus le narguer ou bien le frapper. Elle ne le frappait jamais pour vrai, juste pour se chamailler. Avec le temps, elle s’était beaucoup rapprochée de James et il était devenu une espèce de grand frère. La japonaise avait rencontré James un peu après Miyoko, la différence étant que ce dernier ne l’avait jamais trahi, lui. Les larmes coulaient le long de ses joues, étirant en de longues lignes sinueuses son eye liner. Son téléphone sonna, venant ainsi briser le triste silence qui était secoué par les sanglots de Yuri. Elle ne prit même pas la peine de se lever pour aller répondre, laissant plutôt le répondeur faire son travail. C’était Amélia, une autre racaille de qui elle est assez proche.

    -'' Satomi, réponds. Je sais que tu es là, je t’ai vu parler avec William et je sais ce qu’il t’a dit… C’est dur à apprendre, je sais ! Mais ce n’est pas en t’enfermant dans ton loft que ça va aller mieux ! C’est pas non plus que t’es miss racaille en personne que t’as pas le droit d’avoir des sentiments en un tel moment ! On le sait tous que James était important pour toi… Aller réponds… Bon… tu ne veux pas répondre ? Je viens te voir directement alors, tu es avertie ! ''

    Satomi essuya ses larmes, étendant ainsi encore plus son maquillage puis se releva. Elle prit simplement ses clés, ne prenant rien d’autres puis sortit. La japonaise n’avait pas envie de voir personne en ce moment si douloureux. Elle marcha rapidement vers les escaliers menant au toit, lieu ou personne ne va jamais, sinon peut-être elle. C’était là qu’elle se réfugiait tout le temps quand elle voulait n’être en compagnie que de sa personne. Heureusement pour elle, elle ne croisa pas Amélia en chemin, la pauvre allait devoir faire demi-tour, rencontrant une porte close. En fait, il n’y avait personne dans le couloir, tout le monde devait être en cour ou bien ailleurs. Tant mieux, elle ne voulait pas qu’on la voit dans un état aussi lamentable.

    Yuri ouvrit la porte menant au toit s’apercevant qu’il mouillait, ce n’était pas qu’une petite bruine, la pluie ayant gagné en puissance avec le temps. Mais cela ne lui fit ni chaud ni froid, elle sortit tout de même. Simplement vêtue d’une camisole rouge foncée et d’un short noir [Like this !], elle se dit que la pluie serait rafraichissante. Les gouttes d’eau froide venaient se laisser choir sur sa peau nue, collant en plaque ses vêtements et ses cheveux contre elle. Rien de tout cela ne venait la déranger, rien ne pourrait être plus dérangeant que la mort de James en ce moment… Elle vint s’assoir sur le rebord du toit, laissant ses pieds pendre dans le vide. Non, la racaille ne pensait pas se suicider, seulement elle aimait cette sensation d’être presque entre ciel et terre. Les larmes coulaient à flot sur son visage, se mélangeant à la pluie. Trop confuse et peinée, elle n’entendit pas la porte s’ouvrir… ni les pas se rapprocher.


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